Mais tu ne cours plus ? 

À vraie dire je ne sais pas..

Ça fait un moment que cette question revient très (trop) souvent à mon goût. Je ne sais pas si c’est pour me faire passer un message : j’ai grossi et je dois me reprendre en main ou juste parce que j’ai inondé les réseaux sociaux de photos/parcours/ activités nike+ pendant plus de 2 ans. Mais tout ce que je sais c’est que l’envie n’est plus là.

La course à pied c’était avant tout un défi, un challenge de plus à relever qui s’est transformé en passion. J’ai toujours pensé que la course à pied était un monde élitiste, réservé aux gens minces et filiformes. Selon moi le coureur parfait avait des « six-packs », des mollets saillants et le poids idéal.

J’en ai passé des soirées à regarder, épier et même jalouser les performances sportives de toutes ces filles  sans jamais penser que j’en étais capable ! Et il y a ce jour où je me suis dit pourquoi pas moi ?

J’ai juste voulu me prouver à moi-même que pour courir un 10/15 ou 20 km il ne fallait pas être kenyan. Et je me suis prise au jeu ! Il s’en est suivi des dizaines de dossards, des réveils à 7h du matin, des « je ne peux pas j’ai une sortie longue demain » et des run post work.

Mais qu’est-ce-que j’ai adoré ça !

Le choix des courses, la mise en place du plan d’entraînement, rayer mes petites cases de semaine en semaine, battre mes records personnels, la préparation physique et mentale avant une course, les « pates party », les crampes avant le départ, l’éternelle peur d’avoir envie de faire pipi/popo pendant la course, l’ambiance, les encouragements des autres coureurs, taper dans les mains des minis supporters et enfin le bonheur et l’immense sentiment de satisfaction en passant la ligne d’arrivée.

J’ai aimé courir pour me vider la tête,  courir pour devenir plus rigoureuse, courir pour ce côté dépassement de soi, courir pour casser tant de barrières mentales, courir pour gagner confiance en moi, courir et perdre du poids sans m’en rendre compte. C’est peut être bête mais quand j’enfilais mes baskets pour moi tout est possible et rien ne pouvait m’arrêter.

Mais pourquoi avoir arrêté alors ?

La flemme, la vie, le manque de temps, l’envie de découvrir de nouveaux sports. Mais la meilleure théorie vient de papounet :

Le problème avec toi c’est que tu es passionnée, quand tu commences quelque chose tu t’y mets corps et âme mais l’ennuie avec la passion c’est qu’elle s’arrête un jour…

Mon rêve de faire un marathon avant mes 30 ans traîne toujours dans un coin de ma tête. Ces fameux 42.195 kms. C’est ce rêve qui viendra raviver la flamme ..

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